Rentrée des équipes : 7 points sécurité à vérifier avant de reprendre les chantiers

Rentrée des équipes : 7 points sécurité à vérifier avant de reprendre les chantiers

Rentrée des équipes : 7 points sécurité à vérifier avant de reprendre les chantiers

Septembre n’est pas vraiment une rentrée pour les entreprises du paysage. C’est plutôt le début d’un deuxième sprint.

Après le pic d’activité du printemps et de l’été, le mois de septembre marque en effet le retour d’une période particulièrement chargée : reprise des chantiers après les congés, entretien des espaces verts, tailles, plantations, créations de jardins… Les plannings se remplissent rapidement et les équipes retrouvent un rythme soutenu.

Dans ce contexte, la sécurité peut facilement passer au second plan.

Pourtant, la rentrée est justement un bon moment pour prendre quelques minutes afin de vérifier que le matériel, les équipes et l’organisation sont prêts à reprendre à plein régime.

Voici 7 points à vérifier pour une rentrée plus sereine et des chantiers plus sûrs.

1. Vérifier l’état du matériel

Débroussailleuses, taille-haies, tondeuses, souffleurs, tronçonneuses, engins…

Le matériel utilisé quotidiennement par les équipes est directement lié à de nombreux risques professionnels.

Avant la reprise, prenez le temps de vérifier :

  • l’état général des machines ;
  • les dispositifs de sécurité ;
  • les protections et carters ;
  • les câbles et branchements électriques ;
  • l’état des équipements de coupe ;
  • les éventuelles opérations d’entretien ou de maintenance à réaliser.

Une machine qui fonctionne ne signifie pas nécessairement qu’elle peut être utilisée en toute sécurité.

Le bon réflexe : profitez de la rentrée pour identifier les équipements qui doivent être entretenus, réparés ou remplacés.

2. Faire le point sur les EPI

Les équipements de protection individuelle doivent être adaptés aux risques rencontrés sur les chantiers.

Selon les activités, cela peut notamment concerner :

  • les chaussures ou bottes de sécurité ;
  • les protections auditives ;
  • les lunettes ou visières ;
  • les gants adaptés aux travaux réalisés ;
  • les vêtements de protection ;
  • les équipements spécifiques liés à certaines machines ou situations de travail.

La rentrée est l’occasion de vérifier que chaque salarié dispose bien des équipements nécessaires et qu’ils sont encore en bon état.

Un EPI détérioré, mal adapté ou laissé dans le véhicule parce qu’il est inconfortable ne protège personne.

3. Accueillir correctement les nouveaux salariés

La rentrée est souvent synonyme d’embauches, d’arrivées d’apprentis ou de nouveaux saisonniers.

Pour un nouveau salarié, connaître son poste ne suffit pas : il doit également comprendre les risques auxquels il peut être exposé et les moyens de s’en protéger.

Avant de l’envoyer seul sur un chantier, assurez-vous notamment qu’il connaît :

  • les consignes de sécurité de l’entreprise ;
  • les équipements qu’il doit utiliser ;
  • les EPI obligatoires ;
  • les règles concernant les machines ;
  • les procédures à suivre en cas de problème ou d’accident ;
  • les risques particuliers liés à son activité.

Cette étape est particulièrement importante lorsqu’un salarié découvre un métier, une machine ou une nouvelle organisation du travail.

4. Refaire un point sur les véhicules et déplacements

Pour une entreprise du paysage, la sécurité ne s’arrête pas au chantier.

Les déplacements représentent eux aussi une partie importante de l’activité : trajets entre l’entreprise et les chantiers, transport du matériel, déplacements avec une remorque ou un engin…

Avant la reprise, pensez à vérifier :

  • l’état des véhicules ;
  • l’état des remorques ;
  • l’arrimage du matériel ;
  • la visibilité et l’éclairage ;
  • les équipements nécessaires ;
  • l’organisation des déplacements.

Un matériel parfaitement entretenu peut malgré tout devenir dangereux s’il est mal transporté ou mal arrimé.

5. Tirer les leçons de la saison

La rentrée est aussi un bon moment pour prendre quelques minutes de recul sur les mois qui viennent de s’écouler.

Une situation dangereuse, un presque-accident, une blessure légère, une machine difficile à utiliser ou une difficulté rencontrée régulièrement sur un chantier peuvent facilement être oubliés une fois le travail terminé.

Pourtant, ces événements sont de précieux indicateurs pour améliorer la sécurité de l’entreprise.

Posez-vous simplement trois questions :

Qu’est-ce qui s’est mal passé ?

Pourquoi cela s’est-il produit ?

Que peut-on changer pour éviter que cela se reproduise ?

Vous pouvez également demander directement aux salariés ce qu’ils ont identifié sur le terrain. Ils sont souvent les mieux placés pour repérer les situations qui pourraient être améliorées.

L’objectif n’est pas de chercher un responsable, mais de transformer l’expérience de la saison passée en actions de prévention pour la saison à venir.

6. Anticiper les risques liés aux nouveaux chantiers

Tous les chantiers ne se ressemblent pas.

Un chantier chez un particulier, l’entretien d’un espace public, la création d’un jardin ou une intervention à proximité d’une route peuvent exposer les salariés à des risques très différents.

Avant le démarrage d’un nouveau chantier, posez-vous quelques questions simples :

Qu’est-ce qui change par rapport à nos chantiers habituels ?

Y a-t-il :

  • une circulation de véhicules ?
  • des réseaux enterrés ou aériens ?
  • des machines ou équipements particuliers ?
  • des produits chimiques ?
  • une coactivité avec d’autres entreprises ?
  • un environnement inhabituel ?
  • des conditions d’accès particulières ?

Cette analyse permet d’anticiper les risques plutôt que de les découvrir une fois sur place.

7. Transformer ces constats en actions de prévention… et mettre à jour son DUERP

Après avoir vérifié le matériel, les EPI, les véhicules, l’organisation des équipes et les conditions de vos prochains chantiers, vous disposez déjà de nombreux éléments pour faire le point sur votre prévention.

C’est précisément là que le DUERP peut devenir utile.

Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels permet de formaliser les risques auxquels les salariés sont exposés et les mesures de prévention mises en place.

Il ne s’agit donc pas simplement d’avoir « un DUERP à jour dans un classeur ».

Les constats réalisés lors des étapes précédentes peuvent vous permettre de faire évoluer concrètement votre document :

  • une nouvelle machine a été achetée → les risques liés à son utilisation doivent être évalués ;
  • un nouvel apprenti arrive dans l’équipe → l’organisation et l’accompagnement peuvent être adaptés ;
  • un presque-accident s’est produit → il peut révéler un risque ou une mesure de prévention à renforcer ;
  • un nouveau type de chantier commence → de nouvelles situations de travail peuvent devoir être évaluées ;
  • certains EPI se sont révélés inadaptés → les mesures de prévention peuvent être revues.

La mise à jour du DUERP est notamment nécessaire lorsqu’une modification des conditions de travail entraîne de nouveaux risques ou lorsqu’une nouvelle information concernant un risque est portée à la connaissance de l’employeur. 

La rentrée est donc un bon moment pour vérifier que votre DUERP correspond toujours à la réalité de votre entreprise.

Mais surtout, ne vous arrêtez pas au document.

Pour chaque risque important identifié, essayez de définir une action concrète, avec si possible un responsable et une échéance.

Par exemple :

  • remplacer une machine particulièrement exposante ;
  • renouveler certains EPI ;
  • améliorer l’arrimage du matériel dans les véhicules ;
  • organiser une sensibilisation au risque auditif ;
  • revoir l’accueil des nouveaux salariés ;
  • modifier l’organisation d’un chantier particulièrement exposé.

Le DUERP devient alors un véritable outil de pilotage de la prévention, plutôt qu'un simple document réglementaire.

Une rentrée pour repartir sur de bonnes bases

La prévention des risques professionnels n’a pas besoin d’être compliquée.

Pour une entreprise du paysage, elle commence souvent par des choses très concrètes : le bon matériel, les bons équipements, les bonnes consignes et une organisation adaptée aux situations rencontrées sur les chantiers.

La rentrée est justement une bonne occasion de prendre un peu de recul sur la saison passée, d’anticiper les chantiers à venir et de transformer ces constats en actions concrètes.

Et le DUERP peut servir de fil conducteur à cette démarche.

Alors, avant de replonger dans les plannings et les chantiers de septembre, prenez quelques minutes pour faire le point.

Simplonomie : un DUERP pensé pour les paysagistes

Simplonomie aide les entreprises du paysage à créer et faire vivre leur DUERP à partir de situations de travail concrètes, avec une approche adaptée au métier de paysagiste.

Pas besoin d’être expert en SST : vous partez de votre activité, de vos tâches et de vos équipements pour identifier les risques et construire vos actions de prévention.

Crédits image : Image de teksomolika sur Magnific et Photo de FRAEM GmbH sur Unsplash

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